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Pourquoi le mot « garanti » doit vous faire ralentir
Un rendement garanti est possible. Il est alors faible, et la garantie vient de quelqu’un. La question utile n’est jamais « combien » mais « garanti par qui, et avec quoi ».
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Le mot est licite et il existe des produits qui le méritent. Il est aussi le mot le plus utilisé par ceux qui n’ont rien à garantir.
Voici comment faire la différence, sans être spécialiste.
Une garantie est une promesse de quelqu’un
Une garantie n’est pas une propriété du placement. C’est un engagement pris par une entité, qui devra payer si le placement ne tient pas.
Donc trois questions, dans cet ordre :
- Qui garantit ? Un nom précis, pas « la société » ou « notre partenaire bancaire ».
- Avec quoi ? Quels fonds propres, quel mécanisme de garantie légale, quelle assurance.
- Que se passe-t-il si le garant fait défaut ? Si la réponse est « il ne fera pas défaut », il n’y a pas de garantie, il y a une affirmation.
Les garanties qui existent réellement en France
Elles ont des noms, des plafonds et un cadre légal.
- Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution couvre les dépôts bancaires à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement.
- Le fonds en euros d’une assurance-vie est garanti en capital par l’assureur, sous conditions, et couvert par le FGAP jusqu’à 70 000 € par assuré et par compagnie.
- Les titres détenus sur un compte-titres vous appartiennent : ils ne disparaissent pas si le courtier fait faillite, ils sont transférés.
Ces mécanismes sont publics, chiffrés et vérifiables. Une garantie qui n’en relève pas est une promesse commerciale.
Le rapport rendement–risque n’est pas négociable
Si un acteur pouvait garantir durablement un rendement nettement supérieur au taux sans risque, il emprunterait au taux sans risque et empocherait la différence sans limite. Personne ne fait ça, parce que ce n’est pas possible.
Donc : un rendement garanti nettement au-dessus du taux sans risque signale que le risque est ailleurs, généralement chez celui qui promet.
Les vérifications qui prennent cinq minutes
- L’entité est-elle enregistrée sur le registre REGAFI (banques et prestataires) ou ORIAS (intermédiaires) ?
- Figure-t-elle sur les listes noires de l’AMF et de l’ACPR ? Elles sont publiques et régulièrement mises à jour.
- Une plateforme de financement participatif dispose-t-elle de l’agrément PSFP européen ?
- Le document d’information contient-il un avertissement sur le risque de perte en capital ? S’il n’en contient aucun, c’est en soi une information.
Le signal le plus fiable
Ce n’est pas le taux. C’est la façon dont on vous parle du risque.
Un acteur sérieux le mentionne tôt, en chiffres, sans que vous ayez à demander. Un acteur qui n’en parle qu’en réponse à votre question, et brièvement, vous a déjà répondu.
Information générale. Ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée, ni offre de souscription. Investir comporte un risque de perte en capital.